Le litre d’essence à 1,39$
Quel est donc la raison de la hausse du prix de l’essence cette fois?
Selon cette spécialiste, ce serait la spéculation, en fait pas vraiment. Ce serait surtout de petits événements, dont les arrêts de production au Nigéria (causé par des attaques de la guérilla du MEND - Movement for the Emancipation of the Nigerian Delta) qui seraient la cause de la “volatilité” des marchés, par conséquent du coût de l’essence à la pompe. Enfin, il y a aussi la baisse des stocks qui inquieterait:
«L’effet de la spéculation est très important», affirme Joëlle Noreau, économiste au Mouvement Desjardins.
Plusieurs événements qui se produisent un peu partout sur la planète peuvent avoir un impact. Ces dernières semaines, la montée du prix du baril est notamment expliquée par les perturbations de production au Nigéria.
«Le pétrole produit dans ce pays est très prisé, donc il y a une hyper-sensibilité», assure Mme Noreau. D’autres inquiétudes quant à la baisse des stocks mondiaux alimentent aussi la bulle spéculative.
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En fait, ces économistes ne disent que des demis-vérités! Peut-on dire les choses telles qu’elles sont? Cet hyper-sensibilité sur les marchés est surtout dû à la crainte de voir les producteurs incapables de rencontrer la demande, ou carrément la peur d’avoir atteint le pic pétrolier, le fameux “peak oil”. Pourquoi une baisse de 500,000b/j aurait autant d’impact , si ce n’est que parce que justement, personne d’autre ne semblerait en mesure de combler cette perte de production.
Avec les récentes données sur la Russie qui se voit incapable d’augmenter sa production depuis le début de l’année, avec le report, encore une fois, de la mise en production du champs de Kagashan au Kazakstan, le monde se jette sur tous ce qui est vendu. La Chine, l’Inde, le Brésil, mais aussi nombre de pays à croissance économique élevée, dont les producteurs eux-mêmes, viennent compétitionner avec les États-Unis et l’occident pour acheter l’énergie nécessaire à leurs ambitions.
La spéculation? Faut pas prendre le symptôme pour la cause! Peu importe le nombre de fois où un baril change de main entre le moment où il est extrait et le moment où il est rafiné. Si quelqu’un est prêt, au bout du voyage en pétrolier, à acheter ce baril à ce prix là, c’est que la course aux dernières ressources est bel et bien commencée!
